Canoë-kayak : « Je suis triste, mon pays ne m’aide pas… Je veux juste que mon pays me soutienne », l’appel de Combe Seck


La canoéiste sénégalaise Combe Seck a exprimé sa déception dans un message publié sur le réseau social professionnel LinkedIn. Championne d’Afrique, l’athlète regrette le manque de soutien des autorités de son pays malgré son engagement à représenter le Sénégal sur la scène internationale.
« Je suis triste. Jamais je n’aurais cru que j’allais publier sur LinkedIn. J’ai représenté le Sénégal partout dans le monde. J’ai porté ses couleurs avec fierté, avec courage, avec des larmes parfois. Mais mon pays ne m’a pas encore rendu tout le soutien qu’une athlète mérite », a-t-elle écrit. Dans son message, la sportive est revenue sur son parcours. Elle explique avoir débuté par la natation avant de se consacrer au canoë-kayak depuis 2012. Au fil des années, elle a représenté le Sénégal lors de plusieurs compétitions internationales, notamment en Hongrie et en Allemagne, mais aussi lors des Jeux olympiques de Paris 2024, où elle a atteint les quarts de finale pour sa première participation.
À son retour des Jeux, l’athlète est restée au Sénégal pour préparer le Championnat d’Afrique de canoë-kayak. Une compétition qu’elle a marquée en remportant une médaille d’or en individuel et une médaille d’argent en C2 aux côtés de Mame Thiarra. Malgré ces performances, la championne affirme ne pas bénéficier du soutien nécessaire pour poursuivre sa progression. « Mon pays ne m’a pas reçue, alors qu’il reçoit l’équipe nationale. Aujourd’hui, je prépare le Championnat du monde en Pologne au mois de juillet »
Déterminée à poursuivre sa carrière, Combe Seck assure continuer à se battre avec un objectif clair : décrocher une qualification pour les prochains Jeux olympiques aux États-Unis et viser les Jeux olympiques de Los Angeles 2028. Cependant, la réalité du quotidien reste difficile pour la sportive, qui affirme financer seule une grande partie de sa carrière. « Je paie mes charges seule. Je finance mes déplacements. Je cherche mon argent de poche. Je gère mes équipements selon les saisons. Je vends des maillots et d’autres articles pour pouvoir payer mes transports et continuer à avancer ».
Face à cette situation, l’athlète lance un appel aux autorités et aux sponsors afin de bénéficier de meilleures conditions de préparation. « Je veux juste que mon pays me soutienne, que des sponsors m’aident et qu’on me mette dans de bonnes conditions pour réussir cette mission ».
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